Programme · Commentaire
Programme des leçons de commentaire littéraire
Cette page s'adresse aux parents et aux élèves de première. Elle donne la carte du programme par genre de Bacbox : ce qui est enseigné, et dans quel ordre. Un extrait de leçon est reproduit plus bas, tel qu'un élève le lit.
Ces leçons portent sur le commentaire littéraire, l'une des deux épreuves écrites au choix le jour du bac de français. Elles se travaillent en classe de seconde et de première, à côté des œuvres au programme, et ne les remplacent pas.
Lire l'extrait de leçonL'extrait se lit sur cette page, sans compte.
La démarche
Comment ces leçons sont faites
Cinq partis pris, valables pour les 60 leçons. Ils expliquent la forme des leçons autant que leur contenu.
Une progression par genre, un noyau avant le détail
Un poème, une page de roman, une scène de théâtre et un texte d'idées ne se lisent pas de la même façon. Le programme suit donc ces quatre genres. Il s'ouvre sur des leçons communes à tous. Dans chaque genre, un petit noyau vient d'abord : ce sont les leçons sans lesquelles les suivantes ne tiennent pas.
Le phénomène avant le terme technique
Une leçon montre d'abord ce qui se passe dans le texte, puis donne le mot pour le nommer. L'élève rencontre le terme technique après avoir vu ce qu'il désigne, jamais avant. Il repart donc avec un geste de lecture, pas avec une définition à réciter.
Des exercices dont la réponse est écrite avec la leçon
Chaque leçon se termine par des exercices courts, sur de vrais textes littéraires. La réponse attendue et son explication sont rédigées en même temps que la leçon : leur correction ne dépend d'aucun modèle de langage. C'est ailleurs, sur les commentaires que l'élève rédige lui-même, que Bacbox fait intervenir une correction par IA, étape par étape.
Un résultat dit en mots, pas en note
À la fin des exercices, l'élève lit où en est sa démarche et ce qu'il peut en faire ensuite. Il n'y a ni note, ni pourcentage, ni compte de bonnes réponses. Une leçon sert à installer une façon de lire, et une note ne dit rien de cette façon de lire.
Lisible avec un profil dys, sans version allégée
Les extraits d'œuvres s'affichent avec la police, l'interligne et l'espacement réglés par l'élève dans ses préférences de lecture. Dans tous les cas, le texte, les exemples et les exercices sont les mêmes pour tout le monde : il n'existe pas de version allégée.
Le programme
Les 60 leçons, genre par genre
Voici les titres, dans l'ordre où ils se travaillent : les leçons de base d'abord, puis celles qui affinent. Les leçons elles-mêmes se lisent dans Bacbox ; cette page en donne la carte.
Le programme s'enrichit leçon après leçon ; la liste ci-dessous est celle des leçons disponibles aujourd'hui. À ces 60 leçons s'ajoutent les leçons de méthode communes, qui posent les bases du commentaire.
Les bases, tous genres
4 leçons- Lire l'en-tête d'un sujet : quand un récit doit démontrer
- La versification n'appartient pas à la poésie
- Quand le texte est pauvre en figures
- Compter les syllabes d'un vers, et lui donner son nom
Poésie
12 leçons- Le « je » du poème n'est pas le poète
- Chercher l'écart
- Forme fixe ou vers libres
- Chercher la cohérence sans histoire
- Titre, recueil, notes
- Ce qui est décrit n'est pas le sujet
- Quand tu coinces : essayer quatre entrées
- Relier les images d'un poème et nommer leur effet
- Les sonorités sans automatisme
- Quand la structure formelle porte le sens
- La métaphore en poésie
- Les figures de l'opposition : antithèse, oxymore, chiasme
Roman
17 leçons- Le narrateur n'est pas l'auteur
- L'incipit : le contrat de lecture
- Quel type de page ai-je sous les yeux ?
- Le discours indirect libre
- Le chapeau et les indices internes
- Les quatre régimes de discours
- Découper une phrase longue
- Se sortir d'un texte long
- Les questions par défaut de chaque type
- Les valeurs portées par les personnages
- Qui voit, qui parle
- La vitesse narrative
- L'ordre du récit
- Les modalisateurs du narrateur
- Le rythme de la phrase
- L'accumulation dans le roman
- Métonymie et synecdoque : dire la chose par sa voisine
Théâtre
13 leçons- La double énonciation
- Qu'est-ce qui bascule ?
- Qui parle, qui se tait : le rapport de force d'une scène
- La situation dramatique
- Qui sait quoi ?
- Didascalies et didascalies implicites
- Acte et scène
- Se représenter la scène
- La parole comme action
- Les formes du comique et leur cible
- Rythme, silence, interruption
- Interpréter le déséquilibre
- La gradation : une colère qui monte marche par marche
Littérature d'idées
14 leçons- À qui ou à quoi ce texte s'oppose-t-il ?
- Repérer l'ironie
- Le texte d'idées qui raconte
- Reconstruire le mouvement
- Thèse, argument, exemple
- Connecteurs et rapports logiques
- L'énonciateur n'est pas l'auteur
- Pourquoi ce détour ?
- Concession et restriction : d'où part la question
- L'ethos
- Concession et réfutation
- La fonction de l'exemple
- Analyser l'ironie
- L'anaphore : la frappe répétée de l'orateur
Comment l'élève ouvre ces leçons
L'élève choisit les leçons qu'il ouvre, dans l'ordre qui lui convient : chaque ouverture est un geste volontaire, en un clic. Une leçon déjà ouverte se relit ensuite librement, autant de fois qu'il le faut. Une protection contre la copie automatique du catalogue existe ; elle est posée assez haut pour qu'un élève qui travaille ne la rencontre pas.
Un extrait
Une leçon, telle qu'un élève la lit
Voici les pages de cours d'une leçon sur le roman, sans coupe ni réécriture. Le tutoiement s'adresse à l'apprenant.
Leçon de roman
Quel type de page ai-je sous les yeux ?
Ce que tu vas apprendre
À la fin de cette leçon, tu sauras identifier la dominante d'une page de roman, ce qui occupe ses lignes : récit, description, dialogue ou commentaire. Tu sauras ensuite croiser cette dominante avec la place de la page dans le roman. Ce croisement oriente ta problématique : il t'évite de poser à une scène de bataille la question d'un portrait.
Balzac ouvre un roman par une page entière sur un salon et son odeur. Pas d'action, pas de dialogue : le roman perd-il son temps ?
La démarche à suivre
Quand l'utiliser : devant toute page de roman à commenter, avant d'écrire ta problématique.
Le problème : poser une question toute faite sans regarder ce qu'il y a sur la page. La méthode :
- Repère la dominante : le récit avance ? la page décrit ? des personnages parlent ? le narrateur commente ? Quatre réponses possibles, les quatre dominantes annoncées plus haut : le récit, la description, le dialogue, le commentaire. Compte ce qui occupe les lignes, pas ce qui t'a frappé. Une phrase suffit à reconnaître chacune : « Il enjamba le mur et détala » (récit) ; « La table gardait la trace des verres » (description) ; « Tais-toi, souffla-t-il » (dialogue) ; « Il faut croire que la peur rend habile » (commentaire).
- Situe la page : début, cœur ou dénouement. La ligne de référence du sujet situe le passage (« chapitre premier », « dernières pages du roman »).
- Croise les deux : demande-toi ce que cette dominante fait à cette place. Une description qui ouvre installe un monde ; la même description au bord d'un drame retarde le coup.
Pourquoi ça marche : une page de roman n'est pas tirée au sort. Le romancier a choisi de ralentir, de montrer ou de faire parler à cet endroit précis. Retrouver ce choix, c'est déjà tenir le fil de ta question.
Critère d'auto-vérification : ai-je nommé la dominante et la place de la page avant d'écrire ma question ?
Cas limite : si aucune dominante ne se dégage, cherche le basculement, l'endroit où la page passe de l'une à l'autre. Ce passage aussi est un choix.
Sous les yeux
Le roman s'ouvre sur la pension où logeront plusieurs des personnages du livre. Balzac décrit le salon :
« Cette première pièce exhale une odeur sans nom dans la langue, et qu'il faudrait appeler l'odeur de pension. Elle sent le renfermé, le moisi, le rance ; elle donne froid, elle est humide au nez, elle pénètre les vêtements ; elle a le goût d'une salle où l'on a dîné ; elle pue le service, l'office, l'hospice. »
La dominante : personne ne parle, rien n'avance : la page décrit. Une seule odeur enchaîne six verbes, de « sent » jusqu'à « pue » : la description occupe tout le terrain. La place : les premières pages du chapitre premier. Le croisement : une description qui ouvre n'interrompt rien, puisqu'il n'y a encore rien : elle installe le monde où tout va se jouer. Pourquoi ouvrir un roman par une odeur ? Parce que cette odeur classe le lieu : « le service, l'office, l'hospice », le monde des domestiques, l'arrière-cuisine, l'asile des pauvres. Trois mots de pauvreté subie. Dès cette description du salon, le lecteur sait dans quelle misère le roman va se tenir.
Ce qu'il faut comprendre : la question à poser naît du croisement : que fait une description à l'ouverture d'un roman, et non que contient-elle.
Texte cité : Balzac, Le Père Goriot, ch. I
Le piège
Écrire « Comment Balzac décrit-il la pension Vauquer ? » : cette question colle une étiquette (« c'est une description ») et appelle une liste, pas une lecture. C'est la problématique-étiquette. Demande plutôt ce que la page fait : ce que cette description installe, promet ou condamne.
L'extrait s'arrête ici. La leçon continue par ses exercices : des textes à travailler, un coup de pouce si l'élève cale, une réponse expliquée après chaque essai, puis un bilan.
Après la lecture
Ce que la leçon devient, une fois lue
Observer, nommer, interpréter : les leçons suivent cette démarche, une leçon après l'autre, sur des textes qui changent.
La leçon complète se poursuit par ses exercices et son bilan. Cette page en montre les explications et l'exemple travaillé, qui sont ce qu'un élève lit en premier.
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